Devenir Pilote de Ligne !

Devenir pilote de ligne est un métier qui fait rêver.

 

 

 

Soyez les bienvenus dans le plus beau bureau du monde. Lorsqu’on s’imagine le pilote, on voit l’Airbus, le poste de pilotage et sa vue imprenable du ciel. On voit aussi l’uniforme, symbole de prestige.

Ce métier est pourtant méconnu et de nombreux préjugés dominent le paysage. Le parcours est rude, mais celui qui réussira exercera son rêve pleinement.

Dans ce guide, découvrez tout ce qui est nécessaire pour réussir une brillante carrière de Pilote de Ligne.

 

Vol type d’un Commandant de Bord sur long-courrier

Arrivé en uniforme 2h avant l’embarquement, je retrouve les copilotes en salle de préparation de vol, pour faire l’étude du dossier de vol.

Nous étudions ensemble l’itinéraire, et définissons la quantité de carburant nécessaire en fonction des paramètres du jour. La météo est plutôt bonne, et les particularités du vol ont étés prises en compte.

Il est temps pour moi d’aller saluer l’équipage. Direction la salle de briefing où tout le personnel navigant se trouve présent. Une fois les directives données, nous rejoignons tous la navette qui nous conduit à l’avion.

Avant de laisser embarquer les passagers, quelques vérifications sont faites autour et dans l’appareil.

Je peux m’installer dans le cockpit avec mes copilotes, et nous nous répartissons les temps de repos. C’est un vol de 12 heures.

Chacun est à son poste pour la phase d’accueil des voyageurs. Les consignes de sécurité sont données par les PNC, et nous poursuivons avec les check-list.

Tandis que je vérifie les commandes, le copilote gère les communications par radio. Nous attendons que la tour nous donne l’autorisation de rouler vers la piste. Après quelques minutes de roulage et de vérifications, j’aligne lentement l’appareil sur la piste et j’attends l’autorisation de décollage. La fréquence tour nous rappelle « …Autorisation au décollage ». Manettes en avant, l’avion prend de la vitesse.

Ça y est, nous décollons. Arrivé à notre niveau de vol, je stabilise l’appareil. Nous entamons la phase de croisière du vol. Nous avons plusieurs heures devant nous avant l’atterrissage qui se fera de nuit. Nous traversons les nuages, puis en début de soirée, l’éblouissant spectacle du coucher de soleil se joue sous nos yeux.

On sonne à l’interphone, une hôtesse de l’air nous apporte notre plateau repas…

Trente minutes avant l’atterrissage je prends contact avec la fréquence d’approche. Deux appareils sont devant nous, il faudra donc patienter quelques minutes de plus et faire un circuit d’attente.

C’est maintenant à notre tour. On repère de loin les lumières de la piste. On effectue un virage et on entame la descente tout doucement. Le train d’atterrissage est sorti. Quelques minutes plus tard, on touche la piste et on décélère avec en freinant et en appliquant les « reverse ». Après l’autorisation de la tour, on rejoint le parking.

Il est temps de faire quelques dernières vérifications. Tout est en ordre, les réacteurs peuvent être arrêtés, et les passagers sont dirigés vers les portes de sortie. Une fois l’avion vide, je me dirige avec mon équipage vers la navette qui nous conduira à l’hôtel.

Nous resterons 48h sur place. Le temps de se reposer et de faire une petite promenade dans ce pays étranger, et se sera retour en sens inverse, direction la maison.

Adaptabilité, vie de famille, vie sociale

Les conditions de vie d’un pilote sont totalement différentes des autres professions.

Le pilote de ligne doit avant tout être mobile géographiquement. En effet, tous les trois ou quatre jours environ il part pour une nouvelle destination, loin de sa maison, loin de sa famille qu’il ne reverra que dans plusieurs jours. Il voyage régulièrement d’un continent à un autre. Rentrer chez soi tous les soirs de la semaine est rare et le temps de repos n’est pas forcément le samedi et le dimanche comme la plupart des personnes.

Il est vrai aussi que certains mois peuvent être chargés s’il y a peu de jours de repos entre les vols.

Heureusement, le pilote dispose généralement d’un temps de repos d’au moins 3 jours chez lui avant d’être réaffecté sur un vol. Il possède aussi un des temps plus longs de récupération à cause de la fatigue générée par les décalages horaires.

Les conditions requises

Il faut être dynamique et savoir s’adapter. L’international doit plaire. C’est un métier qui offre l’opportunité de découvrir le monde de façon unique.

Toutefois cela demande un rythme de vie contraignant à cause des décalages horaires. Il est donc important d’être en bonne condition physique. Il faut aussi faire preuve d’une bonne résistance psychologique car avoir à la charge la sécurité du personnel navigant et d’un important nombre de passagers est une grande responsabilité.

Les conditions médicales

Les pilotes doivent passer des tests médicaux tous les ans, puis tous les 6 mois après 40 ans. Il vaut mieux être en bonne santé pour supporter les décalages horaires et les vols de nuits à répétition.

Un contrôle soutenu

Le métier de pilote de ligne est très règlementé compte tenu des enjeux de sécurité que comporte l’aéronautique. Il faut savoir que le pilote est l’un des rares professionnels à voir ses qualifications constamment remises en question de façon systématique pour les exigences de sécurité.

Vous l’aurez compris, un point d’honneur est mis dans la sécurité, que ce soit au niveau des machines dans leurs moindres détails techniques, ou au niveau des pilotes, de leurs capacités physiques et mentales, dans les mains desquels le bon fonctionnement d’un vol repose.

Afin de prévenir ces risques, tous les 6 mois les pilotes doivent passer des épreuves sur simulateurs de vol en présence d’instructeurs, ce qui permet de vérifier d’éventuelles lacunes. Les appréciations de ces évaluations sont consignées à vie et sont un bon moyen de se remettre en question.

Le parcours de formation

Il faut passer plusieurs types de licences de pilote afin de pouvoir devenir pilote de ligne, que voici dans l’ordre :

  • Le PPL, licence de pilote privé, qui se passe sur des avions légers ;
  • L’ATPL Théorique, avec ses divers certificats qui traite plusieurs matières : mécanique du vol, météo, réglementation, etc. ;
  • Le CPL qui permet d’accomplir des vols commerciaux, accompagné de la qualification IR, qui autorise le pilote à voler dans des conditions météo sans visibilité extérieure ;
  • En complément au CPL vient la MCC pour être formé sur le travail en équipage ;
  • Viennent ensuite les QT qui sont des qualifications de types, différentes en fonction de l’aéronef sur lequel la compagnie veut former son pilote.

 

Les coûts d’une formation complète arrive à 8 millions de dinars chez STA

Les évolutions de carrière
OPL Officier Pilote de Ligne
Description

L’Officier Pilote de Ligne, ou copilote, est le premier grade des jeunes pilotes de ligne. Le copilote est assis à la droite du commandant de bord. Ses fonctions sont les mêmes que celles du commandant de bord, puisqu’il est chargé par exemple de faire les atterrissages et décollages en alternance avec ce dernier. Il est donc, contrairement aux croyances majoritaires, un pilote à part entière. Les seules choses qui diffèrent sont le nombre d’années d’expérience, et le degré de responsabilité juridique. Tous les pilotes passent par le stade d’Officier Pilote de Ligne avant de devenir, s’ils le souhaitent, Commandant de Bord.

Les premières années d’un copilote ont lieu sur des vols en moyen ou court-courrier avant de passer sur un long-courrier. Le vol court-courrier dure moins d’une heure et le moyen-courrier moins de 4 heures. Depuis la France, ce sont pour la majorité des vols européens et nord-africains. Les vols longs courriers durent plus de 4 heures et sont généralement transocéaniques.

Salaire

Autour de 3 000€/mois au début de la carrière d’un copilote, il peut très vite grimper à 4 000€, en fonction toutefois de la compagnie.

Au bout d’environ 4 ans et 1 500 heures de vol en tant que copilote, ce dernier a le choix de passer Commandant de Bord et ainsi passer sa Licence de Pilote de Ligne Pratique. Il doit pour cela retourner sur des vols court-courrier ou moyen-courrier avant de pouvoir revenir sur du long-courrier.

CDB Commandant de Bord
Description

Le Commandant de Bord est le responsable légal à bord, et il est le garant du bon déroulement d’un vol. C’est lui qui prend les décisions finales. Cela ne l’empêche pas de devoir prendre en compte l’avis de ses coéquipiers, même si c’est lui qui a le dernier mot, pour une bonne synergie de travail. C’est donc en quelque sorte le chef d’orchestre, qui est tenu de maintenir une bonne communication entre le personnel navigant, et doit être capable avec sang-froid et maturité de gérer n’importe quelle situation ou imprévu.

Salaire

Il peut avoisiner les 7 000€ à 15 000€ en fin de carrière ; là encore tout dépend de la compagnie aérienne.

 

Il existe deux types de formations autodidactes, la formation dite ATP INTEGREE et la formation MODULAIRE. La différence principale entre ces deux formations est que la formation INTEGREE permet de débuter une formation Pilote de Ligne, sans aucune expérience aéronautique, là où la formation MODULAIRE vous demandera de passer par la case Aéroclub pour obtenir votre PPL et ainsi acquérir une expérience aéronautique. Quelle soit INTEGREE ou MODULAIRE, votre formation vous sera dispensée dans un FTO (flight training organisation).

La formation MODULAIRE

La formation modulaire est une formation qui nécessite une expérience préalable à l’entrée en formation dans un FTO. Vous devrez donc, dans un aéroclub ou un FTO de votre choix passer votre PPL. Une fois votre PPL acquis vous devrez passer différentes licences et « monter » vos heures de vol pour pouvoir postuler en compagnie.

Les différentes licences à passer sont :

– PPL* (Licence de pilote privé)

– MURISSEMENT* (acquérir de l’expérience en montant ses heures de vols)

– ATPL THEORIQUE (licence théorique de pilote de ligne – vaut la théorie pour les autres licences)

– CPL / IR (licence de pilote professionnel / qualification de vol aux instruments)

– MCC* (travail en équipage)

– FCL 1.200* (niveau d’anglais obligatoire)

Cette ordre est un ordre chronologique, toutefois, sachez que vous pouvez faire votre murissement après ou pendant votre ATPL théorique, et que vous pouvez passer le FCL 1.200 juste après l’ATPL.

Le coût d’une formation modulaire est légèrement moins élevée qu’une formation .

 

La formation INTEGREE

La formation intégrée est une formation qui permet de débuter une formation pilote de ligne sans expérience aéronautique. Durant toute votre formation, vous serez intégré à un FTO (Flight Training Organisation – Organisme proposant des formations approuvées au vol avion).

La formation Intégrée ou ATP Intégrée est la voie la plus directe pour devenir pilote de ligne en Europe, c’est un cursus structuré par un FTO comportant un emploi du temps et un suivi bien défini.

Toutefois, il est toujours bon de « gouter » au vol (baptême de l’air en aéroclub ou durant certains meetings aériens…) avant de se lancer dans une formation intégrée.

Une formation INTEGREE dure en moyenne 24 mois et est répartie dans la plupart des cas comme ci-dessous :

PARTIE THEORIQUE (12 mois env.) :

ATPL/A (Airline Transport Pilot Licence/ Avion – Licence théorique de pilote de ligne)

Préparation dans le FTO de votre choix, des 14 modules de l’ATPL théorique.

PARTIE PRATIQUE (12 mois env.) :

– MURISSEMENT, le murissement est le fait de monter vos heures pour acquérir de l’expérience et pouvoir entrer en stage CPL

– CPL (Commercial Pilot Licence – Licence de pilote professionnel)

– IR (Instrument Rating – Qualification de vol aux instruments)

– MCC (Multi Crew Coordination/Cooperation – Travail en équipage) –